Près de 80 acteurs du territoire se sont réunis vendredi 25 novembre à Mendionde afin de chercher des solutions sur le logement des jeunes en Pays Basque intérieur. Ces derniers dressent un premier diagnostic alarmant sur l’état actuel de la situation.
« Vivre au Pays basque, quelle chance ! », cette phrase, on l’entend chaque été, lorsque les touristes sont de passage sur la côte basque. Mais derrière la carte postale se cache de réels problèmes de logement qui ne s’arrêtent pas au littoral. En effet, le Conseil de Développement du Pays Basque (CDPB) et le Foyer des Jeunes Travailleurs (FJT) ont apporté les résultats d’un diagnostic sur le logement des jeunes dans l’arrière-pays, et il n’est pas bon.
Les premiers éléments sont « une hausse brutale de la demande de logement » à la suite de l’épidémie de Covid-19. Une hausse qui vient également « accroître la concurrence entre les différents usages (résidences principales, secondaires et tourisme) », déjà fortement présente sur le territoire.
Pour les moins de 30 ans, le diagnostic ajoute plusieurs freins à la bonne installation de ces derniers sur le territoire. « Les revenus sont plus faibles, moins stables et les conditions d’accès se durcissent ». L’offre est également inadaptée à leurs besoins et ces jeunes sont parfois « confrontés au besoin d’un « double-logement » ». Les étudiants et les saisonniers étant les plus concernés.
Afin de contrer ces problèmes, certains jeunes optent pour un retour chez les parents, la colocation, le camping, et même parfois à dormir dans leur voiture. Mais le grand risque est aussi pour les territoires ruraux, pour qui, le manque de logement « accentue les difficultés locales d’attractivité et d’insertion ». Le développement économique est alors au point mort, car les entreprises peinent à recruter « à cause d’un manque criant de logement rapidement accessibles ».

Des acteurs en constante recherche de solutions
Les acteurs, eux, précisent leurs actions en proposant de l’accompagnement et de l’information, des employeurs/formateurs qui hébergent, ou encore des « coup de pouce » des agents immobiliers. Sur les solutions envisageables, le FJT propose de développer son offre à l’intérieur, « en amenant des opérateurs à s’associer et travailler davantage ensemble », en accompagnant les petites communes, etc.
La rencontre du 25 novembre aura aussi permis aux acteurs de « démontrer le besoin d’une véritable gouvernance pour trouver les bonnes solutions ». Quoi qu’il en soit, les jeunes ont plus que jamais besoin d’aide pour venir travailler et rester au Pays Basque, sans quoi, l’économie du territoire pourrait sérieusement en pâtir.
Photo 1: Mauléon-Licharre, ©Guillermo Huerga Borrega
Photo 2: Saint-Jean-Pied-de-Port, © Hans-Jurgen Weinhardt